défenseur des droits humains

Marcelino Xol Cucul

© Asociación El Observador

Affiliation à une organisation

  • Comité Campesino de Desarrollo del Altiplano (CCDA)

Genre

Homme

Profil du ou de la DDH

  • Leader social et communautaire

Domaine d'engagement

  • Droits de la terre
  • Droits des peuples autochtones
  • Droits environnementaux

Origine géographique

Rural

Statut actuel

En prison (condamné(e))

Biographie et travail

(AI translated) Lider indigène maya q’eqchi et membre du Comité Campesino del Altiplano (CCDA).

Il est emprisonné sur la base de accusations infondées dans le but de le criminaliser, après avoir défendu les droits sur ses territoires que les gouvernements libéraux et militaires ont cédés à des étrangers et à des entrepreneurs depuis l’avènement de l’ère libérale.

Le procès contre Jorge et Marcelino a été marqué par de graves violations du droit à un procès équitable : 16 ordres de capture ont été émis à partir du 13 juillet 2017 contre des habitants de la communauté, sans que les faits et les accusations soient précisés. Finalement, seuls Jorge et Marcelino ont été condamnés, bien que leurs avocats aient présenté des témoins affirmant qu’ils n’étaient pas sur le lieu des faits au moment des incidents.

Le 12 mars 2018, Marcelino Xol Cucul a été arrêté par des personnes privées qui l’ont frappé avant de l’amener au poste de police. Dans sa déclaration, il affirme qu’au jour des faits, il se trouvait à l’école de la communauté de Chisec, à plusieurs heures de distance de Choctun Basilá, où il donnait des cours. Des documents sur ses activités et des enregistrements dans les registres de présence prouvent qu’il était bien à l’école ce jour-là, dont il est le directeur.

Marcelino Xol Cucul et Jorge Coc ont été condamnés le 30 septembre 2019 par le Tribunal Second de Sentencia Penal, Narcoactividad y Delitos Contra el Ambiente du département d’Alta Verapaz, à Cobán. Le jugement a été rendu par un juge unique. Ils ont été reconnus coupables d’homicide, bien que la victime n’ait reçu qu’une seule balle, ce qui rend le crime en soi impossible. Aucun examen balistique n’a été effectué au cours du procès, et la sentence ne précise pas les faits ni ne est fondée sur des preuves solides. Le recours abusif à la détention préventive a conduit à leur maintien en prison depuis 2018, sans qu’ils aient commencé à purger leur peine.

En août 2024, ils ont été transférés du centre de détention préventive de Cobán, dans le département d’Alta Verapaz, au centre de réhabilitation de Puerto Barrios, dans le département d’Izabal, loin de leur famille.

Détenu(e) depuis

12 mars 2018

Accusation(s)

  • Autre

Condamnation

(AI translated) Le 30 octobre 2019, ils ont été condamnés par le Tribunal Secondaire de Justice Pénale, de Narcotrafic et de Délits contre l’Environnement du département d’Alta Verapaz, à Cobán. Ce tribunal, composé d’un juge unique, a été présidé par le juge Luis Alejandro Paniagua Herrera. Ils ont été reconnus coupables d’un homicide ainsi que de deux tentatives d’homicide. Ils ont été condamnés respectivement à quinze ans de prison, dix ans de prison et dix ans de prison, pour chacun de ces crimes, ce qui totalise trente-cinq ans de prison.

Géolocalisation de la détention

Pays ou zone de détention

Région de détention

  • Amériques: Amérique latine et Caraïbes

Lieu de détention - Ville

Puerto Barrios, Izabal

Lieu de détention - Établissement

Centro de Rehabilitación Departamental

Allégations/rapports de mauvais traitement

(AI translated) Le Bureau des peuples indigènes a déposé un recours extraordinaire en cassation devant la Cour suprême de justice. En décembre 2021, une audience publique a eu lieu à ce sujet, et le jugement a été rendu le 12 juillet 2022. Finalement, en novembre 2022, la Cour suprême a déclaré ce recours irrecevable, confirmant ainsi la peine initiale de 33 ans de prison.

Le 17 novembre 2022, le Bureau des peuples indigènes a déposé une action en protection constitutionnelle devant la Cour constitutionnelle contre la décision de la chambre pénale de la Cour suprême. La Cour constitutionnelle a accepté cette action, ordonnant à la chambre pénale de soumettre les pièces du dossier ainsi qu’un rapport détaillé sur les faits. Cependant, cette action en protection constitutionnelle a été rejetée en 2023.

En novembre 2022, le Bureau des peuples indigènes a également déposé une plainte dans le but de faire réexaminer l’affaire.

Mise à jour/évolution récente du cas

(AI translated) Ayant été transféré en août 2024 du centre de prévention de Cobán, dans le département d’Alta Verapaz, au centre de réhabilitation de Puerto Barrios, dans le département d’Izabal, loin de l’endroit où vit sa famille.

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