défenseur des droits humains
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Femme
Urbain
Libéré(e)
Chadha Haj Mabrek est une journaliste tunisienne, elle est arrêtée par des agents de la police tunisienne en civil au siège d’Instalingo et placée en garde à vue le 10 septembre 2021, dans le cadre de l’« affaire Instalingo ». De son côté, l’agence Anadolu indique qu’elle a été interpellée dès 2021 par la justice militaire tunisienne.
Instalingo est une société basée à El Kantaoui, à Sousse, spécialisée dans la création de contenu et la communication digitale. Ses locaux ont été perquisitionnés le 10 septembre 2021, à la suite d’informations faisant état de son implication présumée dans «une atteinte à la sécurité de l’État, le blanchiment d’argent et la diffamation via les réseaux sociaux».
Parmi les personnes visées figurent également des responsables sécuritaires, des blogueurs, des journalistes, des hommes d’affaires et des hommes politiques, dont le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, l’ancien chef du gouvernement Hichem Mechichi, et l’ancienne directrice du cabinet présidentiel, Nadia Akacha. Ils sont accusés de « complot contre la sécurité de l’État, tentative de modifier le régime et diffusion d’informations diffamatoires visant le président de la République », conformément aux articles 61, 62 bis et 67 du Code pénal.
Le 17 septembre 2021, elle est entendue par un juge du tribunal de première instance de Sousse, qui ordonne sa remise en liberté dans l’attente de la poursuite de l’enquête. En novembre 2021, le procureur de la République fait appel de cette décision et un mandat de dépôt est émis à son encontre.
Le 16 juin 2023, le juge d’instruction décide de clore l’enquête et d’abandonner les poursuites. Toutefois, à la suite de l’appel du procureur, la chambre d’accusation la condamne, le 20 juillet 2023, à une peine de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Elle est arrêtée le jour même à son domicile, à Kélibia.
Le 5 février 2025, elle est condamnée à cinq ans de prison pour avoir tenté de « changer la forme du gouvernement ». Elle est incarcérée à la prison de Messaadine. Le Syndicat national des journalistes tunisiens exprime sa solidarité avec elle après cette condamnation et annonce faire appel de la décision.
5 oct. 2021
14 janv. 2026
2 ans de prison avec sursis
Latitude: 35.770107680820914
Longitude: 10.611126846846734
Sousse
Prison de Messadine
Chadha Hadj Mbarek souffre de troubles auditifs reconnus par l’État. Toutefois, aucun aménagement n’a été prévu par l’administration pénitentiaire, ce qui a entraîné une aggravation de son état de santé durant sa détention. Par ailleurs, alors qu’elle souffrait de dépression depuis le début des poursuites et suivait un traitement antidépresseur, l’accès à ces médicaments lui a été interdit après son incarcération. Elle a également été victime à deux reprises de violences de la part d’autres détenues.
La 12ᵉ Chambre pénale près la Cour d’appel de Tunis a décidé, le mardi 2 décembre 2025, de reporter l’affaire «Instalingo» à l'audience du 26 décembre, en réponse à la demande de la défense, afin de faire comparaître un prévenu depuis sa prison, de convoquer les prévenus en liberté provisoire et de désigner un avocat pour un autre prévenu (en détention), ainsi que d’assigner un expert en audition pour Chadha Ben Haj Mabrouk. Toutes les demandes de mise en liberté ont, par ailleurs, été rejetées.
Le 14 janvier 2026, la cour d’appel de Tunis a ordonné sa libération, après avoir réduit sa peine de cinq ans de prison à deux ans avec sursis.
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Chadha Haj Mabrek est une journaliste tunisienne, elle est arrêtée par des agents de la police tunisienne en civil au siège d’Instalingo et placée en garde à vue le 10 septembre 2021, dans le cadre de l’« affaire Instalingo ». De son côté, l’agence Anadolu indique qu’elle a été interpellée dès 2021 par la justice militaire tunisienne.
Instalingo est une société basée à El Kantaoui, à Sousse, spécialisée dans la création de contenu et la communication digitale. Ses locaux ont été perquisitionnés le 10 septembre 2021, à la suite d’informations faisant état de son implication présumée dans «une atteinte à la sécurité de l’État, le blanchiment d’argent et la diffamation via les réseaux sociaux».
Parmi les personnes visées figurent également des responsables sécuritaires, des blogueurs, des journalistes, des hommes d’affaires et des hommes politiques, dont le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, l’ancien chef du gouvernement Hichem Mechichi, et l’ancienne directrice du cabinet présidentiel, Nadia Akacha. Ils sont accusés de « complot contre la sécurité de l’État, tentative de modifier le régime et diffusion d’informations diffamatoires visant le président de la République », conformément aux articles 61, 62 bis et 67 du Code pénal.
Le 17 septembre 2021, elle est entendue par un juge du tribunal de première instance de Sousse, qui ordonne sa remise en liberté dans l’attente de la poursuite de l’enquête. En novembre 2021, le procureur de la République fait appel de cette décision et un mandat de dépôt est émis à son encontre.
Le 16 juin 2023, le juge d’instruction décide de clore l’enquête et d’abandonner les poursuites. Toutefois, à la suite de l’appel du procureur, la chambre d’accusation la condamne, le 20 juillet 2023, à une peine de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Elle est arrêtée le jour même à son domicile, à Kélibia.
Le 5 février 2025, elle est condamnée à cinq ans de prison pour avoir tenté de « changer la forme du gouvernement ». Elle est incarcérée à la prison de Messaadine. Le Syndicat national des journalistes tunisiens exprime sa solidarité avec elle après cette condamnation et annonce faire appel de la décision.
Latitude: 35.770107680820914
Longitude: 10.611126846846734
2 ans de prison avec sursis
La 12ᵉ Chambre pénale près la Cour d’appel de Tunis a décidé, le mardi 2 décembre 2025, de reporter l’affaire «Instalingo» à l'audience du 26 décembre, en réponse à la demande de la défense, afin de faire comparaître un prévenu depuis sa prison, de convoquer les prévenus en liberté provisoire et de désigner un avocat pour un autre prévenu (en détention), ainsi que d’assigner un expert en audition pour Chadha Ben Haj Mabrouk. Toutes les demandes de mise en liberté ont, par ailleurs, été rejetées.
Le 14 janvier 2026, la cour d’appel de Tunis a ordonné sa libération, après avoir réduit sa peine de cinq ans de prison à deux ans avec sursis.
Chadha Hadj Mbarek souffre de troubles auditifs reconnus par l’État. Toutefois, aucun aménagement n’a été prévu par l’administration pénitentiaire, ce qui a entraîné une aggravation de son état de santé durant sa détention. Par ailleurs, alors qu’elle souffrait de dépression depuis le début des poursuites et suivait un traitement antidépresseur, l’accès à ces médicaments lui a été interdit après son incarcération. Elle a également été victime à deux reprises de violences de la part d’autres détenues.
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