défenseur des droits humains

Dr.Mohammed Al-Roken

Actions et Campagnes

Affiliation à une organisation

  • Justice and Dignity Committee

Année de naissance

1962

Genre

Homme

Profil du ou de la DDH

  • Avocat/e

Domaine d'engagement

  • Droits civils et politiques

Biographie et travail

(AI Translated) Le Dr Mohammed Al‑Roken est un avocat des droits de l’homme reconnu internationalement et un universitaire spécialisé en droit constitutionnel. Il détient à la fois une maîtrise et un doctorat en droit constitutionnel de l’Université de Warwick au Royaume‑Uni, et a été professeur à l’Université des Émirats arabes unis. Il a auparavant occupé le poste de président de l’Association des juristes des Émirats, que les autorités ont dissoute arbitrairement. Il a publié plusieurs ouvrages, rédigé de nombreux articles et participé à des interviews télévisées, abordant divers sujets. Il a reçu le Prix international des droits de l’homme Ludovic‑Trarieux pour l’année 2017, ainsi que d’autres distinctions pour son travail acharné et dévoué dans le domaine des droits de l’homme. Mohamed Al‑Roken a été finaliste du Prix Front Line Defenders 2014.

Statut actuel

En prison (condamné(e))

Détenu(e) depuis

17 juil. 2012

Accusation(s)

  • Terrorisme

Condamnation

(AI Translated) 35 ans de prison

Géolocalisation de la détention

Pays ou zone de détention

Région de détention

  • Asie: Asie occidentale

Lieu de détention - Ville

(AI Translated) Abou Dabi

Lieu de détention - Établissement

(AI Translated) prison Alrazeen

Allégations/rapports de mauvais traitement

(AI Translated) En purgeant sa peine à la prison d’Al‑Razeen, le Dr Al‑Roken a été soumis à de nombreuses violations documentées, notamment le placement en cellule d’isolement, la privation de toute communication et de visites familiales ainsi que l’interdiction d’obtenir et de lire des livres. Il a également été victime de mauvais traitements et de torture dans sa cellule. Selon le Dr Al‑Roken, les responsables pénitentiaires ont eu recours à des tortures physiques et psychologiques extrêmes pour obtenir des aveux. Les pratiques courantes comprenaient l’isolement cellulaire sous surveillance constante, l’exposition à des lumières vives jour et nuit, et le refus de besoins élémentaires tels que lits, chaises, livres et même lunettes. Les consultations juridiques étaient fortement surveillées ou totalement interdites, et les détenus se voyaient refuser le droit d’envoyer des plaintes. Le Dr Al‑Roken a été contraint à un déshabillage public avant d’utiliser les toilettes et a été aveuglé pendant les visites aux toilettes.

En novembre 2015, le Dr Mohammed Al‑Roken aurait été soumis à la torture à la prison d’Al‑Razeen par l’utilisation de haut‑parleurs diffusant une musique extrêmement forte, ce qui l’a fait perdre connaissance. Malgré la présence de sirènes d’alarme et de caméras de surveillance dans chaque cellule, les gardiens n’ont pas intervenu. Des examens médicaux ont ensuite révélé que l’exposition au bruit avait entraîné de graves infections de l’oreille et une tension artérielle dangereusement élevée. À la suite de cet incident, le Dr Al‑Roken a été placé en isolement et privé de droits de visite, ce qui l’a davantage isolé et a aggravé sa souffrance.

Mise à jour/évolution récente du cas

(AI Translated) En mars 2011, après qu’un groupe de 133 universitaires, juges, avocats, étudiants et défenseurs des droits humains émiratis ait signé une pétition adressée au président des Émirats arabes unis et au Conseil suprême fédéral du pays, appelant à des réformes démocratiques, l’appareil de sécurité d’État (ASE) des ÉAU a lancé une campagne d’arrestations contre les signataires du document. Le Dr Mohammed Al‑Roken a été arrêté le 17 juillet 2012, dans le cadre du « UAE94 » pour avoir signé la pétition appelant à une réforme démocratique aux ÉAU. Les personnes arrêtées ont ensuite été condamnées lors du plus grand procès collectif des ÉAU, connu sous le nom de « UAE94 », devant la Cour suprême fédérale. Le 27 janvier 2013, les 94 prévenus ont été inculpés de fondation, d’organisation et d’administration d’une organisation visant à renverser le gouvernement, sur la base de l’article 180 du code pénal. Le 2 juillet 2013, les autorités émiraties ont condamné 61 des 94 prévenus, et Al‑Roken a été condamné à 10 années d’emprisonnement suivies de trois années de mise à l’épreuve.

La peine d’Al‑Roken a pris fin en juillet 2022, mais sous le prétexte de « besoins de réhabilitation », conformément à la loi antiterroriste des ÉAU et à la loi sur le Centre Munasaha, les autorités ont prolongé sa détention indéfiniment. Le 7 décembre 2023, un nouveau procès collectif a commencé devant la Cour d’appel fédérale d’Abou Dabi, où Al‑Roken a été rejugé pour de nouvelles accusations de terrorisme. Le 10 juillet 2024, la Cour d’appel fédérale d’Abou Dabi a prononcé des peines allant de 10 ans à la réclusion à perpétuité pour 53 prévenus dans le deuxième plus grand procès collectif inéquitable des ÉAU, connu sous le nom d’affaire « UAE84 ». Al‑Roken a été condamné à la réclusion à perpétuité, équivalente à 25 ans d’emprisonnement, « pour le crime d’établissement, de fondation et de gestion » du Comité Justice et Dignité, prétendument « dans le but de commettre des actes terroristes sur le sol du pays ».

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